Je vous souhaite ce que vous souhaitez !

Meilleurs voeuxC’est le début de l’année et vous avez dû recevoir de (nombreux) messages de vœux de vos amis, votre famille, vos relations de travail, et même d’entreprise ou de structures.

Des messages plus ou moins originaux, et plus ou moins personnalisés.

Les vœux : automatisés ou personnalisés ?

Pour ma part, je suis toujours embêtée à cette période de l’année.
Je suis contente de recevoir des vœux (on pense à moi !), mais j’ai souvent l’impression d’être perdue dans une liste de destinataires, à qui l’on envoie un mailing. Et quand je dis cela, je parle des entreprises qui m’envoie leurs vœux, des contacts pro qui m’adressent leurs vœux « corporate », et même parfois d’amis !

Pour ma part, je m’efforce de répondre à chaque message de mes amis et de ma famille (tout en en oubliant chaque année). Et aux messages personnalisés de mes contacts pro (là aussi, j’en oublie).

voeux Travailler Heureux 2018Je fais aussi une carte de vœux pour les personnes qui constituent ma communauté professionnelle (une création originale, avec un graphiste), comme celle que vous voyez ici. Et je prends le temps de faire un message personnel, écrit à la main, pour chaque personne. Cela me prend beaucoup de temps, mais je trouve ce moment super important. C’est l’occasion de

  • Remercier : un client pour sa confiance, un confrère pour une mise en relation, une relation pour un service rendu …
  • Féliciter pour les bonnes nouvelles : un changement de poste, un projet mené à bien, un heureux événement …
  • Dire ce que j’apprécie dans notre relation
  • Demander des nouvelles
  • Donner des nouvelles, parler de mes projets
  • Ou tout simplement, d’exprimer à la personne qu’elle compte pour moi

Que souhaiter pour les vœux de début d’année ?

Chaque année, il me vient des voeux à souhaiter. Et je me rends compte que ce que j’ai envie de souhaiter aux autres, c’est le reflet de ce que je me souhaite à moi-même.

Du coup, je me demande ce qu’il est souhaitable de souhaiter.voeux Travailler Heureux 2018

Et cette année, Edgar Morin, sociologue et philosophe français très actif sur Twitter, m’a aidée à y voir plus clair. J’ai d’abord lu son tweet du 8 janvier :

Vœux
Je vous souhaite ce que vous souhaitez

Sur le coup, j’ai dû relire, car mon cerveau n’avait pas tout capté. Et à la relecture, j’ai trouvé cela hyper pertinent et futé.

Puis j’ai découvert qu’il avait publié un autre message de vœux le 2 janvier, toujours sur Twitter :

Voeux 2018:
Sois certain de l’incertain
Attends-toi à l’inattendu
Comprends les incompréhensions en essayant de les réduire
Que la raison t’accompagne dans la passion que le passion t’accompagne dans la raison
Sois un Je responsable dans un Nous solidaire

Là encore, je ne peux qu’approuver les idées que ces 6 lignes contiennent. Toutes.
Et je voudrais revenir sur la notion de responsabilité.

Prends-toi en main, c’est ton destin !

les inconnus

Depuis quelques semaines, je reçois de plus en plus de messages sur LinkdIn, et aussi « dans la vraie vie » du type :

« Je suis malheureux.euse dans mon travail. Je suis dans une entreprise horrible qui malmène ses salariés et n’a aucune préoccupation pour l’humain. Que faire ? »

Ou encore : « Je suis dans une entreprise qui ne me propose pas de projet professionnel motivant et ne m’offre pas la reconnaissance que j’attends. Pensez-vous vraiment que l’on puisse être heureux au travail ? »

Voici mon analyse (basée sur mon expérience personnelle, et sur l’observation de situations vécues par d’autres) :

  1. Oui, il existe des entreprises où il ne fait pas bon vivre (euphémisme). Avec des patrons ou des managers ténardiers mettant une pression insupportable et destructrice sur les salariés. Des entreprises qui « cassent » leurs collaborateurs : dépression, burn-out, pathologies physiques et psychiques …
  2. Il existe aussi des entreprises où les aspects positifs et motivants coexistent avec les côtés négatifs et démotivants
  3. Et il existe des boîtes où il fait bon vivre. Je ne veux pas parler d’un monde de bisounours, car quelle que soit l’entreprise, il y aura toujours des problèmes à résoudre, des obstacles à surmonter, des désaccords à gérer. Mais où globalement, les collaborateurs ont envie de venir travailler le matin, se sentent reconnus, comprennent le sens de leur travail et y adhèrent, où les relations humaines se passent bien, où il y a de l’entraide, où les projets avancent, où les conditions de travail sont bonnes …

Je me permets quelques suggestions pour les personnes qui travaillent dans les deux premiers types d’entreprise (et même le 3e) :

  • Vous n’êtes pas responsable de ce que votre entreprise vous fait subir.
  • Mais vous êtes responsable de la réponse que vous apportez à ce que vous subissez.
    Exemple : vos horaires ne vous conviennent pas ? Est-ce que vous ruminez dans votre coin, ou est-ce que vous proposez d’autres solutions : horaires qui vous conviennent mieux, télétravail …
    Exemple : le bruit dans l’open space vous gêne ? Avez-vous pensé à demander un bureau individuel  (c’est ce qu’a fait la participante d’une de mes formations. Elle a obtenu gain de cause !), la possibilité de vous isolez quand vous en avez vraiment besoin, ou celle de mettre un casque pour vous isoler du bruit ?
  • Et, plus radical, mais parfois nécessaire : vous êtes-vous posé la question de quitter votre entreprise ou votre service ? Est-ce que vous n’êtes pas en train de payer une forme de sécurité (votre salaire, vos habitudes, un environnement connu …) au prix d’une détérioration massive de votre qualité de vie, de votre santé, et de vos relations humaines, bref, de votre vie ? Je sais que cette réflexion est difficile. Mais je sais aussi qu’elle peut vous sauver la vie. Et j’ai vu des personnes littéralement revivre après avoir quitté un emploi qui ne les épanouissait pas, voire les détruisait.

Pour vous aider, vous pouvez jeter un oeil sur l’article « 4 principes pour arrêter de vivre sa vie à moitié endormi, de Christine Lewicki », la coach et auteure de 2 livres efficaces : « J’arrête de râler » et «Wake up ! ». Il contient une vidéo de 13 minutes qui pourra vous être utile.

Et pour conclure

Pour reprendre les idées d’Edgar Morin, en ce début d’année,

  • Je vous souhaite ce que vous souhaitez
  • Je vous souhaite le courage de vous poser les bonnes questions et celui de poser les actions que vous jugerez nécessaire.

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